Chute de WeWork : les conséquences sur les SCPI

Arrivé en France en 2017 avec une figure de géant du coworking, WeWork a connu une expansion rapide, et a convaincu plusieurs SCPI de lui faire confiance.

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Avec quinze sites ouverts et plus de 130 000 mètres carrés occupés, WeWork faisait en effet figure de locataire sérieux, certaines SCPI y ont donc vu une belle opportunité.

Mais c’était hélas sans compter sur la faillite de sa maison mère aux États-Unis qui pourrait lourdement impacter les rendements des SCPI qui s’y sont laissées prendre.

WeWork : une réalité alarmante

Le bilan financier de WeWork en France pour l’année 2022 révèle une situation précaire : un chiffre d’affaires de 152,16 millions d’euros confronté à un résultat net négatif de -69,709 millions d’euros.

Cette précarité financière s’étend bien au-delà de WeWork puisqu’elle affecte les propriétaires immobiliers et les investisseurs privés français.

Plusieurs Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) subissent déjà les contrecoups, avec une baisse notable du prix de leurs parts et une diminution potentielle des dividendes versés aux associés.

Les SCPI et investisseurs face à l’incertitude

La chute de WeWork a plongé plusieurs SCPI dans l’incertitude. Et parmi les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) touchées par la situation de WeWork en France on trouve notamment :

  1. Edissimmo
  2. Rivoli Avenir Patrimoine
  3. AEW Laffitte Pierre
  4. Allianz Pierre
  5. Crédit Mutuel Pierre 1
  6. Epargne Foncière
  7. LF Grand Paris Patrimoine
  8. Selectinvest 1
  9. LF Europimmo
  10. PF Grand Paris

Ces SCPI, parmi lesquelles on retrouve des acteurs majeurs du marché détiennent ensemble un total significatif de mètres carrés à Paris loués à WeWork, les exposant directement aux conséquences financières de la situation de l’entreprise.

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Les investisseurs, notamment les épargnants, sont ainsi confrontés à une réalité nouvelle : la nécessité de diversifier leurs investissements et d’exiger une plus grande transparence sur les risques encourus.

Répercussions étendues : au-delà des SCPI

L’impact de la faillite de WeWork ne se limite pas aux SCPI. Des Sociétés d’Investissement Immobilier Cotées (SIIC) telles que :

  • Gecina et Société Foncière Lyonnaise (SFL),

ainsi que des assureurs comme :

  • AG2R La Mondiale,
  • Axa,
  • et Generali,

ressentent également les secousses de cette crise.

Même au-delà des frontières, des fonds immobiliers allemands comme Deka Immobilien et KanAm Grund Group, qui possèdent des propriétés louées à WeWork à Paris, sont affectés.

Stratégies et considérations futures

Face à cette crise, WeWork continue de fonctionner en France, mais pourrait devoir renégocier ses baux ou même abandonner certains sites.

Les propriétaires de biens loués à WeWork sont contraints de revoir leurs stratégies, envisageant de nouvelles locations potentiellement moins avantageuses.

La situation soulève des questions critiques sur la transparence et la gouvernance des SCPI, et appelle à des ajustements sur les valeurs locatives pour limiter les risques associés à la crise de WeWork.

Chute de WeWork et SCPI : l’essentiel

En conclusion, la situation de WeWork en France est un cas d’école sur les risques et les répercussions d’une mondialisation des affaires immobilières. Elle met en lumière l’importance de la diversification des investissements et de la vigilance face aux turbulences du marché immobilier.

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