Immobilier : les prix pourraient chuter de 10% en 2024

Le marché de l’immobilier ancien traverse une crise sans précédent depuis plusieurs mois. Alors que 2023 a déjà été une année noire, avec un net recul des transactions, les perspectives pour 2024 sont encore plus sombres. Certains experts évoquent désormais un effondrement des prix qui pourrait atteindre -10%.

Une chute historique du nombre de transactions immobilières en 2023

Commençons par un bref rappel de la situation en 2023. Selon la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), le nombre de transactions sur le marché du logement ancien a dégringolé de 22%, à 875 000 ventes.

Cette chute est particulièrement marquée à Paris et en Ile-de-France, avec une baisse de 5,5% dans la capitale. Pour les maisons et les appartements franciliens, le recul est également très net.

Certes, dans le reste de l’Hexagone, les prix ont mieux résisté jusqu’ici. Mais le ralentissement de l’activité est généralisé.

Des fondamentaux du marché dégradés

Plusieurs indicateurs témoignent d’une nette dégradation des fondamentaux du marché immobilier. Prenons l’exemple des délais de vente. Ils n’ont jamais été aussi longs, dépassant désormais les 90 jours en moyenne.

Cet allongement aurait dû pousser les vendeurs à revoir leurs prétentions à la baisse. Or, la baisse des prix est réelle mais reste mesurée pour l’instant. Les experts s’attendent donc à un rattrapage dans les prochains mois.

Autre signe inquiétant : la hausse rapide des taux de crédit immobilier, qui sont passés de 1% à près de 4% en quelques mois à peine. Cela réduit considérablement le pouvoir d’achat des ménages.

Résultat : le nombre de transactions s’est effondré, alors même que les prix restent élevés. Cette situation paradoxale ne peut pas durer éternellement.

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Une correction inévitable en 2024

Dans ce contexte, une correction marquée des prix se profile en 2024, après des années de hausse ininterrompue. Elle permettrait de rééquilibrer le marché.

Certains réseaux immobiliers tablent sur un recul limité à 4%. Mais d’autres experts plus pessimistes évoquent carrément un plongeon de 10% !

En Ile-de-France, la baisse pourrait atteindre 15%. Et certaines grandes villes comme Paris ou Lyon pourraient accuser des replis de prix supérieurs à 20% pour retrouver des niveaux soutenables.

Bien sûr, tout dépendra de l’évolution des taux d’intérêt et du contexte économique général. Mais une chose est sûre : le marché immobilier traverse la plus grave crise depuis 2008. Et les acquéreurs sont en position de force pour négocier des ristournes importantes.

Une demande qui risque de se détourner de l’immobilier

Jusqu’à présent, la demande est restée soutenue malgré la flambée des prix ces dernières années. Le rêve de devenir propriétaire reste ancré chez une majorité de Français.

Toutefois, avec la fragilisation du pouvoir d’achat et le durcissement des conditions d’obtention de crédits, certains ménages pourraient renoncer ou reporter leur projet immobilier.

Surtout si les prix commencent à réellement baisser, ce qui démotivera les accédants de devenir propriétaires. Pour les vendeurs, il devient urgent de s’aligner sur les nouvelles réalités du marché.

Bref, après des années fastes, le secteur immobilier se prépare à traverser une zone de turbulences avec des perspectives très incertaines pour 2024. Les prix auront-ils touché un plancher d’ici la fin de l’année ? La prudence s’impose dans ce marché en pleine dégringolade.

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